Nouvelle collection
Jérôme Dreyfuss
Il y a des sacs qu'on porte. Et il y a ceux qu'on oublie, parce qu'ils épousent si bien le corps qu'ils finissent par en faire partie. C'est exactement ce que cherche Jérôme Dreyfuss depuis plus de vingt ans.
Né en 1974 à Nancy, il dessine déjà des vêtements pour ses camarades à onze ans. À dix-sept, il monte à Paris pour étudier la mode et quitte l'école au bout de trois mois : il ne comprend pas, dit-il, qu'on fasse de la mode comme on fait du droit.
Il devient alors assistant de John Galliano pendant deux ans. À vingt-trois ans, en 1998, il lance sa première collection de prêt-à-porter. La presse le sacre aussitôt « enfant terrible de la mode », il remporte le prix de l'ANDAM.
Puis vient le geste fondateur. En 2002, il crée sa maison de maroquinerie avec une première collection au nom programmatique : Roots de Luxe. L'intention est claire, et elle n'a pas bougé depuis : faire des produits qui ne sont pas ostentatoires, bien que réalisés dans des peausseries nobles. Un luxe plus authentique, plus honnête, moins autoritaire, moins distant.
Sa méthode tient dans une phrase qu'il aime raconter : « Je me suis mis à faire un sac : j'ai pris une peau et je l'ai travaillée comme une robe, c'est pour cela que ce sac est tout mou. » Tout est là. Les sacs Jérôme Dreyfuss sont souples parce qu'ils sont pensés comme des vêtements, pour coller au corps et à ses mouvements sans jamais le contraindre.
La maison parle de « sacs d'anthropologue », de « maisons à porter », faciles, utilitaires et légers à la fois. Des compagnons pour des femmes réelles, actives, urbaines, qui se déplacent beaucoup et n'ont pas envie de porter une armure.
Pourquoi tous ces prénoms d'hommes
Billy, Bobi, Lulu, Joseph, Léon, Pepito, Aram. Le détail intrigue toujours, et la réponse de la maison est limpide : « C'est parce que les sacs sont des partenaires qu'ils portent tous des prénoms d'hommes. Tous ont vocation à servir les femmes. » Le sac n'est pas le sujet, la femme l'est.
L'autre signature se repère à l'œil : trois rivets, nés d'une contrainte technique de départ, celle d'assembler des pièces de cuir sans doublure rigide. Ils sont devenus la marque de reconnaissance de la maison, que le créateur préfère de loin à un logo affiché.
Le cuir, d'abord
La peau est la matière première de la maison, et elle est traitée comme une matière vivante qui évolue dans le temps. Agneau souple et léger, chèvre grainée, veau, buffle, croûte de veau velours : chaque peau donne un tombé différent.
Le point sur lequel la maison ne transige pas, c'est l'origine et le traitement. Les cuirs sont achetés exclusivement en Europe, principalement en France et en Italie, et la maison privilégie le tannage végétal, le plus ancien procédé connu, à base d'écorce de mimosa, de chêne ou de bois de quebracho. Moins nocif que le tannage au chrome, et dont les boues sont biodégradables. Les peaux sont issues de l'industrie agroalimentaire : la maison assume de recycler des peaux d'animaux abattus pour leur viande plutôt que de produire du faux cuir issu de la pétrochimie.
La sélection du Shop 17
Le Shop 17 a retenu les familles les plus emblématiques de la maison, en plusieurs cuirs et plusieurs formats. À chacune sa silhouette, à chacune son usage.
Lulu M
Chèvre écru grainé, format moyen, la silhouette la plus reconnaissable de la maison.
740 €
Lulu L
Veau noir, finitions laiton. Le grand format, pour celles qui emportent tout.
870 €
Lulu S
Noir et laiton, petit format. Le même caractère, réduit à l'essentiel.
540 €
Bobi M
Cuir souple, trois compartiments, bandoulière chaîne et cuir amovible.
710 €
Bobi lamé Gitane
Cuir lamé, un éclat métallique qui change tout une fois la nuit tombée.
710 €
Bobi S
Le format compact de la ligne Bobi, avec son miroir amovible intégré.
1 030 €
Joseph M
Une pièce généreuse et structurée sans rigidité, pour porter une journée entière.
1 150 €
Joseph S caramel
Croûte de veau velours, ton caramel, un toucher daim très seventies.
620 €
Pepito S écru
Chèvre grainée, silhouette souple à grand rabat, anse matelassée.
780 €
Pepito S buffle
Buffle noir et laiton, un cuir dense qui se patine très joliment.
850 €
Cabas Léon M
Imprimé léopard kaki, le cabas souple qui avale une journée de courses.
690 €
Tote Aram M
Cuir souple, ligne épurée, le tote du quotidien sans effort.
470 €
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Bien choisir sa taille
C'est la vraie question avec cette maison, parce que le même modèle existe souvent en S, M et L et que le choix ne se joue pas seulement sur le volume. Le S se porte comme un accessoire, presque un bijou. Le M est le format le plus polyvalent, celui qui passe du bureau au dîner. Le L absorbe un ordinateur, un carnet, une paire de chaussures de rechange.
Le cuir compte autant que la taille : une chèvre grainée tient mieux la forme, un agneau tombe plus mollement, une croûte velours donne un aspect mat et chaleureux. C'est exactement le genre de différence qu'on ne perçoit pas sur un écran, et qu'on comprend en trois secondes une fois le sac à l'épaule.
Venir les essayer à Cannes
La sélection Jérôme Dreyfuss est à voir en boutique, au 15 rue Notre-Dame, 06400 Cannes, du lundi au samedi de 10h à 19h. L'équipe du Shop 17 est joignable au +33 (0)4 93 39 46 46, par email à info@leshop17.com, ou sur WhatsApp pour une question de taille, de coloris ou de disponibilité. Retrouvez aussi l'actualité de la boutique sur Instagram, @leshop17.
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